Choristes Canta de Joia en concert
Inclusion

Il y a des moments ou la musique arrete de faire de la musique.

Ou elle devient autre chose. Un espace. Une respiration collective. Un endroit ou chacun existe.

C'est exactement ce qu'a voulu creer Martina Henrich en 2014.

Cheffe de chœur, elle pose ses valises au foyer de vie Les Pechs, à Sarlat. Pas pour « faire une belle chose ». Pas pour « faire bien ». Pour une raison simple : chanter ensemble, ça ne s’explique pas vraiment. Ça se vit. Et ça appartient à tout le monde. Tout le monde mérite de se sentir utile à quelque chose de plus grand que soi.

Le projet démarre. Valérie Chauten, éducatrice, rejoint l'aventure. D'autres professionnels aussi. Pendant sept ans, ils vont bâtir quelque chose qui ressemble à rien d'autre — des répétitions, des concerts, des percussions qui résonnent, des émotions qui débordent. Des souvenirs que personne dans la salle n'oubliera.

Sept ans. Ce n'est pas un projet. C'est une vie.

Atelier choral inclusif au foyer Les Pechs Sarlat

Tout le monde merite de se sentir utile a quelque chose de plus grand que soi.

— Martina Henrich, cheffe de choeur
Répétition chorale Canta de Joia

Et cette vie, elle continue.

Aujourd'hui, Martina et Valérie ont décidé d'ouvrir les portes un peu plus grand. Les choristes des Pechs et ceux de Canta de Joia se retrouvent régulièrement. Ils apprennent les uns des autres. Ils construisent ensemble — sans distinction, sans hiérarchie de qui chante juste ou qui chante faux.

Parce que l'important, c'est d'être là.

Des temps forts rythment cette nouvelle etape : un concert en juillet pour la fete de l'ete, puis en octobre une rencontre avec la chorale allemande Palatone.

Temoignage

Ce qu'en dit une choriste de Canta de Joia

On arrive aux Pechs, on est trois ou quatre. Eux, ils sont une vingtaine, répartis en deux groupes.

On se présente. On s'échauffe. On reprend les chants qu'on connaît, on en découvre de nouveaux — ceux qu'on prépare pour le concert d'octobre.

L'ambiance ? Chaleureuse. Légère. Il y a des couacs, bien sûr. Et alors ? On recommence. On sourit. On respire ensemble et on repart.

Ce qui reste à la fin de l'après-midi, ce n'est pas la perfection. C'est le plaisir. Ce sentiment d'avoir chanté — vraiment chanté — avec des gens qu'on ne connaissait pas une heure avant.

On repart tous enchantés.

C'est peut-etre ca, l'inclusion. Pas un concept. Pas un programme.

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